Une alternative...

 

 


  Le réseau au service des professionnels du médico-social


 

 

 

               

               De nos jours, le terme réseau est très répandu avec la tendance, dans le monde moderne,  à évoquer en premier lieu le système de télécommunication. Bien évidemment, dans la vie sociale, nous parlons aussi de réseau indistinctement pour l’informatique, la politique, la santé, le commerce et plus encore…Nous parlerons alors de réseau informatique, de réseau politique, de réseau sanitaire, de réseau commercial.

Il existe, en fait, une multitude de « réseaux » et il est difficile de les énumérer et encore moins les sérier, les classer ou les décrire dans leur rayonnement géographique. Ceux-ci, bien que ne faisant pas l’objet de mon étude, méritent que j’en précise les contours  en indiquant que leur existence repose sur un socle commun où s’entrecroisent  le ou les objectifs, les préoccupations de tous, le domaine d’activité de chacun et le rayonnement géographique.

 

            Le réseau : C’est quoi ?

 

   Le dictionnaire définit le  réseau comme « un ensemble de personnes qui travaillent ensemble » Petit Larousse 2011.

            Du point de vue sociologique, cet ensemble de personnes en liaison directe pour travailler ensemble constitue une structure définie principalement par des relations entre ses individus.

            Un « réseau », comme toute autre association tire ses références de jugement, sa ligne de conduite de la vision de l’Homme. Autrement dit, cela dépend des valeurs dans lesquelles il se reconnaît, de celles qu’il défend, et de sa contribution effective au bien commun des usagers.

             Pour proposer la définition la plus juste, je retiens la définition académique qui semble être très générale mais qui présente l’avantage de s’appliquer à tous types de réseaux y compris celui qui m’intéresse, s’articulant autour des compétences.

 

         Nécessité d’un réseau professionnel : un « réseau s’appuyant sur les compétences »

 

      Nous agissons tous individuellement dans notre travail, parfois avec des résultats qui ne sont pas à la hauteur de ce qui est escompté. Le faire collectivement devient une force  qui est la raison d’être d’un  réseau, en collaborant avec ceux qui poursuivent les mêmes objectifs.

       Dans l’univers médico-social, dans lequel évoluent nos établissements respectifs, le travail en réseau devient indispensable. En effet, face à tous les besoins des personnes accueillies et devenus de plus en plus complexes, les équipes sont amenées à cultiver une nouvelle pratique : le travail collaboratif. Pour cela, chaque équipe fait intervenir d’autres acteurs au sein d’autres structures pour la réalisation des projets qui dépassent parfois  ses limites.

L’existence de tout réseau ayant pour socle les compétences suppose que soient réunies les  conditions suivantes :

  • Une activité commune
  •  Un projet et des objectifs communs
  • Des valeurs communes pour s’y référer
  • Une organisation : un ou des responsables, des équipes motivées, des règles de fonctionnement claires et simples et connues de tous

 

 

            Le réseau est de fait un (lieu de communication, de collaboration, d’entraide, d’échanges entre les professionnels du secteur médico-social, certes différents mais tous unis par l’objectif de servir l’intérêt de la personne en situation de handicap.  L’idée de coopérer et d’œuvrer ensemble établit nécessairement un rapport d’interdépendance entre les professionnels de tous les établissements. Cette interdépendance est importante car, il n’est possible d’être soi qu’avec les autres. Cette démarche coopérative est indiscutable car elle est à la fois une manière de penser le rapport entre les professionnels et le projet à réaliser avec la méthode et les moyens pour le concrétiser.

            Au sein du réseau peuvent avoir  lieu des échanges divers et variés qui résultent de cette façon nouvelle de travailler  qui est une traduction concrète d’un « partenariat  interpersonnel». Il s’agit là de « partenariats » fonctionnels, tous créés dans le seul but d’améliorer l’accompagnement de chaque « usager »

            Pour une  traduction concrète de toute mise en place d’un réseau, son fonctionnement, son développement ainsi que son rayonnement voire même de sa pérennité il me semble important d’affirmer l’esprit dans lequel le réseau s’inscrit.

 

 

         « L’esprit réseau »

 

            Ce que : « l’esprit réseau » veut dire ? Notoirement, le travail en réseau, au sens où je l’entends repose sur un état d’esprit et sur un style d’action qui privilégie :

  • Le contact individuel : c’est par la relation personnelle et/ou professionnelle qu’un réseau se constitue et c’est par capillarité qu’il se développe et s’élargit. Rien ne peut remplacer ce contact personnel qui va permettre d’abord à se connaître puis, ensuite, se re-connaître, savoir « qui est qui ? – qui fait quoi ?-sur qui nous pouvons compter pour établir une relation de confiance.

            Les moyens de communication modernes (téléphone, télécopie, mails, et l’irremplaçable « net » facilitent, de mon point de vue, cette relation entre personnes  qui partagent un même idéal. Néanmoins, tous ces moyens ne remplacent pas les contacts humains directs au travers les échanges et rencontres.

 

  • La concertation permanente entre les acteurs : la raison d’être d’un réseau est de rompre l’isolement institutionnel, cette solitude dont souffrent certains professionnels. La grande force est de relier les partenaires entre eux avec la manière la plus souple et la plus naturelle qui soit. C’est, en général, à l’occasion des différentes rencontres ou réunions que les membres s’organisent, échangent des informations, des conseils, se coordonnent en vue d’action particulière ou pour adopter toute stratégie commune.

            Naturellement, un bon fonctionnement du réseau n’a guère besoin de reposer sur un appareil humain impressionnant en hommes et femmes ou sur des moyens colossaux pour se réaliser. Cependant, le réseau requiert tout de même un certain dispositif, des membres susceptibles de collecter les informations, de les diffuser  ou les faire circuler de manière intelligente, de prendre des initiatives d’organiser des réunions de travail, de concertation, fixer un ordre du jour et surtout capables de définir des stratégies.

            Ce minimum d’organisation pré requise  et une équipe compétente contribuent au bon fonctionnement du réseau.

            Ce que ses membres ont en commun, ce sont la démarche et volonté de tous, de s’inscrire dans une dynamique d’acteurs de terrain entretenant des relations privilégiées pour s’articuler dans la mise en œuvre des échanges réciproques.

 

 

« Le réseau Arc-en-ciel »

  Les « échanges » : le pragmatisme pour des réponses adaptées

 

            La Loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale place l’usager au centre de l’action sociale et médico-sociale et lui donne la parole, la liberté de choix. Autrement dit,  de fait, elle impulse une dynamique chez les professionnels pour innover et diversifier l’offre de service.

            Ne l’oublions pas, cette loi met l’accent sur la reconnaissance de la personne, son respect et la promotion de ses droits. Elle reformule l’exigence d’un accompagnement de qualité, individualisée pour les uns  ou personnalisé pour les autres, contractualisé et surtout adapté aux besoins de l’usager. Ceci implique la nécessité de la participation de ce dernier et l’engage à être auteur de son projet.

 

État des lieux

             Sur le territoire, s’effectuaient des échanges disparates entres partenaires. Ceux-ci, pour plus de choix dans leurs offres de prestation ont conduit des recherches de nouveaux partenaires. Ces investigations ont abouti à un croisement des pratiques des échanges et des professionnels disponibles, d’où la genèse du réseau Arc-en-ciel avec élargissement des organisations.

 

Une volonté...

              La mobilisation de quelques personnes et leur investissement pour un travail efficace a conduit le réseau Arc-en-ciel à s’élargir sur le territoire grâce à la connaissance de ses « relations » pour monter en charge et favoriser cette pratique de « séjours » afin de satisfaire la demande des usagers.

             La conduite des projets personnalisés conduit aujourd’hui les professionnels à prendre en compte la demande formulée par l’usager et la traduire par des actes concrets, ce qui donne sens au travail des acteurs de terrain.

 

 


Z.C -Chef de Service éducatif/Manag.form.Outils/2013